Vernissage de l’exposition de Jean Gaudaire-Thor à la Maison d’Abraham de Sens

Un nouveau souffle pour la vitrine de la Maison d’Abraham créée il y a environ dix ans. La vitrine sera gérée par Emmanuel Berry, et accueillera au moins six expositions chaque année. D’ailleurs, cette vitrine est le point de départ d’un projet de plus grande ampleur, la création d’une galerie au rez-de-chaussée de la maison.
Jean Gaudaire-Thor, peintre, sculpteur natif de Sens, l’inaugurait ce lundi 21 mars à 12h. Des toiles sur le thème d’Arthur Rimbaud réalisées entre 2004 et 2007. A partir de 2003, Jean Gaudaire-Thor réalise près de 400 oeuvres d’après l’univers d’Arthur Rimbaud. Il en ressort le livre « Trafiquer dans l’inconnu… Arthur Rimbaud » paru en 2007.L’artiste, diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Métiers d’Art de Paris, expose régulièrement en France et en Italie. Il avait d’ailleurs déjà exposé à Sens en 1996 à l’Orangerie et la ville a acquis une de ses oeuvres à la ville suite à cette exposition, un dyptique.
Une expo à voir jusqu’au dimanche 16 mai.
Nous sommes confrontés à une rencontre insigne et rayonnante qui nourrit depuis bientôt trois années, la peinture de Jean Gaudaire-Thor . Arthur Rimbaud, l’insoumis, le voyant, irréductible marcheur en quête d’un monde sans frontières, a déclenché un processus créateur, une alchimie particulière, chez celui qui, en peintre, recourt aux signes et aux écritures… Les métaphores audacieuses du poète renvoient au combat singulier de l’artiste. Face aux vertiges qui l’assaillent, Rimbaud franchit le passage de la chose vue, à la vision transcendante passe des ténèbres à la lumière. Depuis 2004, Jean Gaudaire-Thor a réalisé près de 400 œuvres, photographies, œuvres sur papier, toiles, interrogeant pour cela, tout d’abord l’œuvre du poète puis la géographie de la Corne d’Afrique, les sables du Rift, les ocres et les ciels des hauts ‘plateaux du Harar. A voir les images rapportées, inventées, on éprouve un certain bonheur, comme si la vraie vie était retrouvée et qu’enfin accompagnant le poète et le peintre dans leur voyage initiatique nous pouvions libres, nous aussi aller sur ces pistes africaines, trafiquer dans l’inconnu.